
À propos de moi
Je m’appelle Luca Barbara Bernáth. Je suis psychologue clinicienne et consultante en éducation et comportements canins.
Ma pratique est à l’image de ce que je suis : ancrée dans les sciences, attentive aux liens, et profondément convaincue que chaque personne et chaque chien méritent un accompagnement qui leur ressemble vraiment.
Mon parcours
Je suis née à Budapest, et j’ai grandi en Belgique à partir de mes 7 ans. Le fait d’arriver dans un nouveau pays sans en connaître la langue, de devoir reconstruire des repères et de trouver sa place sont des expériences qui m’ont profondément marquées. Encore aujourd’hui, elles nourrissent ma façon d’accompagner les autres.
Mon prénom se prononce « Loutza » et c’est bien un prénom de femme hongrois. Après toutes ces années à vivre dans un pays où cela pose question, je ne prendrai pas mal si la prononciation n’est pas parfaite !
Aussi loin que je me souvienne, je voulais que les gens se sentent mieux. Dans un monde qui va vite et où on veut tous se montrer forts et pas vulnérables, il peut être difficile de trouver un endroit où poser ce qu’on porte. J’ai toujours voulu créer et offrir cet espace où l’on peut partager ce qui nous traverse, sans craindre la réaction de l’autre. C’est ce qui m’a menée vers la psychologie. Mon parcours à débuté à l’UCLouvain, où j’ai entamé mon bachelier en sciences psychologiques et de l’éducation.
J’étais motivée pour apprendre sur les émotions et les comportements humains, mais j’ai senti que quelque chose me manquait. J’ai toujours eu un grand amour et une fascination pour les animaux. Ubi, mon premier chien, arrivé dans ma vie en dernière année d’école secondaire et qui depuis occupe une place centrale dans ma vie, m’a poussée à élargir mes apprentissages et compétences vers le comportement animal. En parallèle de mes études universitaires, j’ai commencé à me former pour pouvoir travailler avec les chiens. J’ai effectué ma formation de base au centre Canischola, et mon travail de fin d’études portait – sans grande surprise – sur le lien entre l’humain et le chien.
Durant mon master, le moment est venu de choisir un stage et j’ai eu la chance de pouvoir effectuer six mois en thérapie assistée par l’animal (ou zoothérapie). Cette expérience m’a confirmé que je voulais continuer sur cette voie, alors j’ai poursuivi en tant que bénévole en médiation animale. Mon mémoire universitaire portait sur les effets de la médiation animale sur le bien-être et la qualité de vie des enfants et adolescents. J’ai été diplômée en psychologie clinique de l’UCLouvain en 2024. En sortant de mes études, j’ai directement enchaîné par un an de formation en zoothérapie à la Haute École Vinci, pour apprendre comment la thérapie par les animaux peut impacter positivement notre santé mentale et physique.
J’ai décidé de me lancer à mon compte en avril 2024, pour pouvoir vivre et mettre à disposition mes passions. Je suis éternellement curieuse et motivée à me former pour vous accompagner au mieux à travers mes différents services.




Pourquoi le lien humain-chien ?
L’accompagnement des gardiens de chiens me tient particulièrement à cœur, et j’y donne beaucoup d’importance dans ma pratique. En dehors de mes nombreuses formations, c’est surtout mon propre vécu qui m’a conduite vers cette voie.
Mon parcours dans le monde canin a débuté avec l’arrivée de Ubi dans ma vie. J’avais 17 ans et c’était mon premier chien. J’ai fait de nombreuses erreurs (qu’aujourd’hui je ne referais plus) et j’ai beaucoup appris. J’ai aussi découvert cet amour inconditionnel qu’on peut ressentir pour un autre être vivant, et une vraie passion pour les chiens.
Des années plus tard, lorsque j’arrivais à la fin de ma formation en comportement canin, l’adoption d’Artur, un espagnol sensible, m’a ouvert les yeux sur d’autres réalités avec nos chiens. Artur est un grand chien qui a vécu dans la rue, et qui vit intensément ses émotions. Il est méfiant envers les inconnus, sélectif dans ses liens à l’humain et réactif envers les autres chiens. Son arrivée m’a confirmé à quel point même les gardiens expérimentés peuvent se retrouver démunis face à certaines situations. Avec lui, j’ai connu le stress, la culpabilité, le regard des autres, la fatigue… Ce mélange d’amour et de surcharge que beaucoup de gardiens de « chiens compliqués » connaissent, mais dont on parle très peu. Et avec Ubi qui avance en âge, avec ses fragilités et ses besoins qui évoluent, je vis au quotidien ce que signifie adapter sa vie à la réalité de son animal. Et cette adaptation n’est pas toujours simple, ni sans émotions.


Ce que j’observe, c’est que même lorsqu’un chien est déjà suivi par un éducateur ou un comportementaliste, la dimension émotionnelle et psychologique de l’humain est souvent laissée de côté. Pourtant, c’est tout aussi important. J’ai décidé de donner de la place à la santé mentale des humains d’animaux en difficulté, parce que les émotions des deux côtés du lien méritent d’être entendues.
Mes valeurs
Je crois que chaque personne et chaque chien est unique, et que l’accompagnement doit s’adapter à cette réalité. Dans mes séances, je travaille sans jugement, en cherchant ce qui fonctionne pour vous, et pas en forçant une recette universelle.
Je crois aussi à la collaboration : si je ne suis pas la personne la mieux placée pour vous accompagner, je vous orienterai vers le bon professionnel. Et je crois au pouvoir de la créativité pour transformer ce qui fait mal en quelque chose de nouveau. On peut explorer ses forces, accepter ses vulnérabilités, et construire quelque chose à partir de là.
Ce qui compte avant tout dans ma pratique, c’est le lien. À soi-même, aux autres, à son animal…
Pourquoi Alebrije thérapie ?
Les alebrijes (à prononcer : ah-lé-bri-hés) sont des sculptures mexicaines d’animaux colorées qui sont fabriquées à la main. Chacune d’entre elles est unique et impossible à reproduire à l’identique. Ce sont des créatures imaginaires nées dans les années 1930 de l’esprit d’un artiste, qui sont devenues depuis un symbole de créativité, de singularité et d’artisanat vivant.
Le symbole des alebrijes me parle beaucoup. Parce que comme les alebrijes, je crois que nous sommes tous faits de couleurs différentes : de forces, de fragilités, de parts lumineuses et d’autres plus dans l’ombre.
Et parce que les animaux ont toujours été là pour me guider, ce sont mes alebrijes à moi. Ils m’ont montré le chemin, et continuent de le faire chaque jour.
Et puis, un peu plus de couleur dans la vie, ça fait toujours du bien…



